les questions qu’on aimerait n’avoir jamais à se poser

Il y a dans la vie des questions qu’on voudrait n’avoir jamais à se poser. Au panthéon de celles-ci, il y a bien sûr le choix de Sophie (« madame il vous faut sacrifier l’un de vos enfants, lequel ? »). Il y a aussi, presque aussi terrible « Monsieur nous perdons de l’altitude, il faut lâcher du lest, qu’est-ce qu’on largue ? Votre ordinateur portable et votre collection de  DVD ou votre belle-mère ? ». Ou encore « merde, la vioque qui traverse… Je la shoote, ou je détruis ma bagnole contre le platane pour l’éviter ? ». Dieu merci je n’ai encore jamais été confrontée à de tels choix et j’espère que ce ne sera jamais le cas.

Mais dans mon panthéon personnel, j’avoue que les nains m’en font poser des pas mal. Comme celle de ce soir, par exemple : « pourquoi, quand le nain gerbe nuitamment, choisit-il TOUJOURS le côté LIT, et pas le côté SOL ?! ». Et sa question subsidiaire « pourquoi le nain choisit-il TOUJOURS de gerber le soir où je mate un programme génial à la télé, et pas le soir où il y a le choix entre Patrick Sébastien, la énième rediff des Experts ou Chasse et pêche ? »…

Bref, Martin a mangé trop vite ses carottes râpées pour avoir droit à son bout d’oeuf en chocolat au dessert. Ma vie est formidable.

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Il est des jours où l’on se demande « mais pourquoi ?! ». Pourquoi avons-nous choisi d’avoir des enfants ?! Ces jours bénis où vous devez ramasser le bol de céréales renversé de bon matin alors que vous êtes déjà passablement en retard, après vous être levée au moins une fois dans la nuit (et plus si affinités suivant le modèle dont vous êtes équipée) pour cause d’affreux cauchemar, de doudou perdu, d’envie de vomir plus ou moins imaginaire, de pipi mal contrôlé, de soif, de chaussette monstrueuse, de pyjama coincé, d’oreiller mangeur de cerveau… (oui, les enfants sont des êtres très imaginatifs dès qu’il s’agit de vous priver de sommeil). Ces jours bénis où vous devez passer 1/2h à la recherche de ce satané doudou qui trouve toujours le moyen de se planquer dans les endroits les plus improbables pour que la chair de votre chair puisse s’endormir en paix (jusqu’au réveil nocturne pour une des raisons susmentionnées). Ces jours bénis où, à peine assise, vous devez vous relever parce qu’il hurle depuis les cabinets « mamaaaaannnn, j’ai finiiiiii !!! ». Ces jours bénis où vous allez vous coucher en vous empalant la plante des pieds sur un légo ou un tortue ninja armé de son poignard, et où vous devez retenir votre cri de douleur pour préserver leur sommeil. Ces jours bénis où vous découvrez des trous ou taches indélébiles sur le pantalon acheté la semaine précédente, où vos conversations téléphoniques se limitent à quelques mots parce qu’ILS choisissent toujours ce moment là pour vos raconter leur journée / se battre / vous demander un truc hyper important / se blesser (rayez les mentions inutiles), où vous vous demandez de quelle couleur est le sol de leur chambre que vous n’avez plus vu depuis plusieurs jours tellement il est jonché de jouets et dessins en tous genres, où vous vous demandez comment un psychopathe a pu monter à l’étage pour les égorger sans que vous le voyez passer (ha, non, pardon, ils jouaient seulement aux pirates…). Bref, cette question revient, tous ces soirs où vous vous allongez dans votre lit fourbue de tout ce que vous avez donné pour eux toute la journée sans compter : votre temps, votre énergie, votre patience, votre amour.

Et puis parfois, sans que vous vous posiez la question, vous SAVEZ pourquoi. Ca surgit n’importe quand. Quand vous l’entendez imiter votre intonation lorsque la maman Playmobil gronde son enfant Playmobil. Quand il passe son petit bras autour de votre cou quand vous allez le réveiller le matin, et cale sa petite bouille encore toute ensommeillée dans le creux de votre épaule. Quand il vous regarde avec un air émerveillé et qu’il vous dit avec sa sincérité d’enfant « t’es la plus belle ! ». Quand, quand il dort, vous l’embrassez dans le cou et que vous sentez, cette odeur inimitable de Mixa Bébé et de sueur aigre qui n’appartient qu’à lui. Quand il a fait une bêtise et que sa petite bouche commence à se tordre vers le bas et ses yeux commencent à se remplir de larmes qu’il essaie de retenir.  Quand il se serre tout contre vous pendant l’histoire du soir. Quand il glisse sa petite main dans la votre dans la rue. Quand il vous apporte son premier bonhomme têtard. Quand il écrit son prénom pour la première fois en grosses lettres tremblotantes en tirant la langue.

Bref, quand il sème derrière lui toutes ces petits riens, comme autant de petites miettes sur le chemin de l’enfance qu’il ne retrouvera jamais. Autant de petites miettes que vous mangez avidement, parce que vous savez que le bébé qu’il était ne reviendra jamais. Chacun de ces instants, bouffées de nostalgie, répond à lui-seul à la question : « pourquoi ai-je fait des enfants ? ». C’est parce que les enfants, c’est ce qui vous donne la force de vous dépasser chaque jour, d’être meilleure chaque jour, de penser à quelqu’un d’autre avant de penser à vous, toujours. On croit qu’on va leur apprendre la vie, mais en réalité, ce sont eux nos professeurs, qui nous donnent aussi sans compter leur temps, leur énergie, leur confiance, et leur amour.

mon fils, ce boulet

En venant récupérer Mr G à la sortie de l’école à 17h15 ce soir, une chose me saute immédiatement aux yeux (c’est le cas de le dire) :
MOI – « Où sont tes lunettes
LUI – Ha, oui, justement… Il faut que je te dise, mauvaise nouvelle…
MOI, inpetto et haussant un sourcil – [ouch, ça pue]
LUI – ben on a fait sport, alors j’ai posé mes lunettes sur le bord du terrain là où on pose les affaires et y’a quelqu’un qui a marché dessus !
MOI fulminant – hein ?! t’as encore cassé tes lunettes ?!
LUI – oui mais c’est pas de ma faute maman, et puis c’est juste la petite plaquette en silicone qui tient sur le nez qui est cassée, pas les lunettes ! y’a même pas une rayure… »
C’était vrai.
Je charge dans la voiture pêle-mêle les 2 enfants, mon sac à main, les manteaux, ma bouteille d’eau (mon frigidaire,mon armoire à cuillers, mon évier en fer et mon poêle à mazout), pressée que je suis de rentrer me poser dans mon canap’, remettant à demain la corvée d’opticien (à l’autre bout de la ville et en pleine heure de pointe… il mettra la 2ème paire en attendant !).

Arrivés à la maison, je sors les poubelles, ferme le portail et enfin me déchausse avec délices, m’installe avec un grand verre d’eau fraîche et consulte le cahier de Petit nain. C’est là que j’ai eu cette phrase historique : « Gauthier, fais voir ton cahier, si y’a des mots à signer ».
C’est alors que mon fils a eu cette phrase non moins historique :
« Heeuuuu, maman, il est où mon sac ?
MOI – ben je sais pas t’as du le laisser dans la voiture ?
LUI – ha non, il était pas à côté de moi, t’as du le mettre sur le siège devant.
MOI – ha non, je t’assure, je me suis pas occupée de ton sac. Mais je t’ai vu sortir avec de l’école, vas vérifier dans la voiture »
Et il y alla. Et il revint, la tête basse, le regard lourd d’aveu.
MOI  » Noooonnn ? Tu déconnes là ?!
LUI, air coupable – …
MOI – nan mais c’est pas possible, je rêve : tu as OUBLIE ton cartable sur le TROTTOIR devant l’école ?!
LUI – voui… »

Voilà… J’ai du appeler l’école pour vérifier qu’il était tjs là (je ne croyais même pas ce que j’étais en train de dire à la dame de la garderie !) et, une fois qu’il fut repéré, leur demander de mettre le sac à l’abri le temps que j’arrive. Du coup quitte à ressortir on a été faire réparer les lunettes, hein…
Y’a pas, je m’ennuierais sans cet enfant o_O .

l’exode de Roc et Gravillon

Juillet. Juillet. Juillet. Mois des premières transhumances estivales. Roc et Gravillon aiment à transhumer, surtout s’il y a des dvd sur le trajet et une piscine à l’arrivée. Et moi, j’aime bien faire plaisir à Roc et Gravillon !

Le papa de Roc et Gravillon n’a jamais aimé juillet, il préfère partir en août. Maintenant que nous avons pris des chemins différents, j’ai pu choisir de partir en juillet. Avec les enfants bien sûr. Demain dès l’aube comme disait le poète (enfin, « dès l’aube »… vers 9h quoi, le temps de se lever tranquille ! on profite qu’on va pas loin pour se lever à une heure décente ! lol !), nous prendrons la route. Courageusement, nous nous entasserons dans une charrette inconfortable… Ha non, merde, nous monterons dans mon magnifaïque véhicule jaune, fendant la bise et les bouchons. J’ai chargé la bête ce soir, histoire d’être cool demain matin, avec check-list et tout le bazar. Ca me change de pouvoir prévoir, anticiper… ça fait du bien ! j’avais du mal à imaginer tout notre barda loger dans ma Panda, mais si ! I DID IT ! Quand je regarde la liste, ça me fait penser à la complainte du progrès de Vian (« mon frigidaire, mon armoire à cuillers, mon évier en fer, et mon poële à mazout ») ! m’enfin quand on part avec Roc et Gravillon, faut tout prévoir même (et surtout, j’ai envie de dire) l’imprévisible.

Nous sommes donc munis de 3 valises de fringues pleines à ras-bord (une chacun) ; d’un sac de draps et linge de toilette / torchons ; d’un sac de plage avec serviettes de plage et jeux de plage en double exemplaire (quoique même comme ça il n’est pas exclu qu’ils se battent pour avoir le même seau ou la même pelle…) ; de nattes de plage et d’un parasol ; d’un ballon et de frites en mousse pour la piscine ; d’une pharmacie de voyage pour tous les bobos possibles et imaginables (avec crèmes solaires en sus) ; d’un sac à chaussures avec 2 paires chacun ; d’une télé et tout son attirail (décodeur TNT, antenne intérieure, télécommandes… car le chalet n’est pas équipé et que la perspective de passer 15 jours sans télé AVEC Roc et Gravillon m’angoisse un tantinet, surtout quand je regarde les prévisions météo, là, tout de suite…) ; une vanity contenant de quoi faire nos ablutions et nous faire beaux ; une poussette (pour pouvoir fréquenter les marchés sans courir après Gravillon, au moins quand il est sanglé dans sa poussette il est sous contrôle) ; un sac de jeux de société (toujours rapport aux prévisions météo susmentionnées) ; un sac de jouets divers et coloriages (même si je suis sûre que Roc et Gravillon trouveront toujours une c** plus intéressante à faire, ou un bâton et une feuille qui suffiront à leur bonheur) ; une glacière avec de quoi boire et manger sur le trajet (et un peu après) ; le triptyque indispensable pcportable-tablette-apn (+ Nintendo 3DS et radio).

Bien sûr, les sacro-saints lecteurs DVD portables sont agrippés comme des perdus à mes appuie-têtes. Ce soir, c’est avec un mélange d’excitation (ben oui, quand même je pars en vacances) et d’angoisse (ben oui, quand même, je pars en vacances avec Roc et Gravillon !) que j’attends l’événement. Si je survis à ça, je peux survivre à tout ! Sieur G a été diagnostiqué TDAH, et le regard de la psy en regardant Mister M était sans appel : il l’est aussi même s’il est trop jeune pour poser le diagnostic avec tests fiables. Mais le TDAH et la précocité feront sans doute l’objet d’autres billets car ce n’est que le début de notre parcours du combattant et que pour le moment, on veut penser à autre chose, se ressourcer, se reposer et s’aérer !

Alors en attendant les prochains billets sur ces (non)joyeusetés, et le sacro-saint reportage de retour de vacances, on vous donne un avant-goût et on vous souhaite de bonnes vacances !

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Il est passééééé !

Mais qui donc ?! Le père Noël bien sûr ! 12 mois qu’ils l’attendaient, tantôt avec anxiété, tantôt avec confiance, mais toujours avec impatience ! Il est passé, donc, le gros barbu, il a quand même trouvé la nouvelle maison des Roc et Gravillon (en cela, le père Noël est supérieur au chauffeur de chez Fedex – petite vengeance personnelle inside…). Et ils ont été pourris-gâtés. Merci les Mamies, merci Tata et merci Papa-Maman pour avoir bien pris les commandes, ils étaient vraiment ra-vis, même si ça n’est pas toujours flagrant sur les photos. A ma gauche, Gauthier-l’impassible : signe particulier, n’a jamais l’air content, semble faire la gueule en permanence, sourit quand il se brûle, râle tout le temps (ou presque). A ma droite, Martin-la-menace : surpris d’en avoir autant (ben ouais, il est quand même assez honnête sur ses « performances » d’enfant sage !), et en plus, malade comme un chien.

Enfin bon, voilà notre petit reportage photos !

Mardi soir, les frères Tapedur s’étaient mis sur leur 31. Enfin, sur leur 24, si on y réfléchit, sinon on va tout embrouiller !

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Ils ont becquetté des toasts. Et des apérivrais (une belle découverte, si on en croit l’un des 2, que je ne citerai pas)…

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Après on est passé à table.

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C’était bon. Mais c’était long, manifestement, si l’on en juge certains clichés volés par les paparazzis…

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Pour que les soirées de réveillon semblent moins longues, les Roc et Gravillon ont développé une technique toute personnelle : l’urgence médicale. L’urgence médicale survient généralement entre le milieu et la fin de soirée, à l’heure où la somnolence commence à gagner les adultes présents. Elle peut prendre des formes diverses, comme un crâne ouvert sur un coin de table (2012), ou 3 doigts coincés dans une porte avec phalanges enflées et bleues (cette année). Toutefois, l’urgence 2013 n’a pas nécessité l’intervention des pompiers ni le séjour à l’hôpital. Elle a quand même suffi à bien plomber l’ambiance, même si elle a donné lieu à des images qu’une mère garde gravées au fond du coeur…

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Et puis bon, finalement, chacun a regagné son lit. Et puis le miracle s’est produit :

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Là où il n’y a pas eu de miracle, c’est sur l’heure à laquelle Roc et Gravillon ont tiré leurs parents du lit. Pas de doute, ces animaux-là sont sans pitié. On espérait 9h. On a eu 8h30 (oui, je sais, là, j’en vois qui me lisent et qui m’envient – ou me détestent – parce que pour eux, 8h30 c’est déjà une grasse mat’. Ouais, mais pas nous !). Du coup, à 8h30 le 25 décembre, la luminosité est super glauque pour les photos de déballage de cadeaux (petite larme de déception).

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Après avoir déballé tout ça, il a fallu se sustenter. Par chance, on a une épicerie pas loin, avec un caissier sympa :

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Une Rock-Star est venue faire un concert improvisé :

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On a même reçu la visite des Tortues Ninja, mais comme ils étaient pressés d’aller faire justice dans le quartier la photo est un peu floue 😥

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Voilà. Enfin, pas tout à fait « voilà ». Il manque le son, avec toutes ces belles images. Alors j’ai bossé pour vous, et je vous ai réservé une petite surprise. Le best-of en quelque sorte. J’espère que vous avez passé de bonnes fêtes. Les enfants se joignent à moi pour vous souhaiter une magnifique année 2014.

les vacances avec Roc et Gravillon

Je pense que tous les parents honnêtes vous le diront, les vacances avec des enfants, c’est pas franchement des vacances… les notres n’ont pas dérogé à la règle !

D’abord, tout commence par le trajet, et son cortège de « j’ai faim », « j’ai soif », « j’ai envie de pipi », « je me sens pas bien », « maman, il m’a tapé », « mais, heeeeu ! elle me tire les cheveux ! » et le sacro-saint « on est bientôt arrivés ? ».

Le parent prudent choisit en général une destination proche de son domicile. 3h maxi. Bon, nous, les vacances à Poitiers ou à Troyes, ça nous tentait moyen. Pis nous, on est des fous ! On s’est dit « allez, cette année, on s’offre la Côte d’Azur ! ». OK. 10-12h de route, même pas peur. On a hésité entre le Xanax et le lecteur DVD portable. On a fini par choisir la 2ème option. Franchement, ce fut sans doute le meilleur investissement de ma vie ! Un bol monstrueux, 2 garçons : Cars et Toystory, c’est le kif ultime, qu’on ait 2 ou 7 ans. Pas de dispute sur le choix des programmes, et un calme presque optimal à l’arrière durant tout le trajet. Ô joie, ça embellit les bouchons !

Vient ensuite le moment de l’installation. Damned. Le mobil home jouit d’une magnifique cour ombragée, certes, mais surtout totalement faite en galets ! Premier mouvement du gnôme à roulettes qui a passé 10 h le c*** vissé dans son siège auto, évidemment, se ruer en courant et en hurlant à pleins poumons dans ladite cour, attraper les cailloux (dits « canouilles », ou plus exactement « CAAANOUUUUIIIIILLES !!!!!!! » avec un enthousiasme suraigu) et les balancer à tout vent, de préférence dans le mobil-home (ça fait gling et c’est rigolo), sur le chien (ça le fait sursauter et courir avec l’air affolé, et c’est rigolo), ou – graal suprême – dans la tête de son frère (ça fait toc, puis « Aaaaaïïïeee ! » puis « ouiiiinnnn ». Et c’est rigolo.).

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Bref, Papa et Maman vident la voiture, défont les bagages, font les lits entre 2 esclandres, en priant pour qu’il n’y ait pas d’accident grave et en poussant une gueulante de temps en temps…

Et une fois installés, il faut les occuper, ces enfants. Et comment est-ce qu’on occupe des enfants en vacances ?

On les emmène en promenade :

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On les emmène à la plage, au grand désespoir des voisins de serviette. Le gnôme à roulette hurle à la mort dès qu’il s’agit de le badigeonner de crème solaire, et comme il a du coffre, la moitié de la plage croit qu’on l’égorge et a déjà dégainé le portable pour appeler la DDASS avant de tourner vers nous des regards réprobateurs / amusés / compatissants. Après cet épisode honteux (pour nous, car le petit est, lui, ravi d’être le centre d’intérêt de tous ces inconnus), le gnôme à roulettes fonce vers le bord de mer pour y jeter sa pelle, la balle du jeu de raquettes, sa casquette… et revient en courant (sur les serviettes de nos malheureux voisins de plage) chercher d’autres objets innocents à balancer. Au bout d’un moment, lassé de ce jeu pourtant passionnant (c’est rigolo de voir papa ou maman aller les ramasser), il décide de tester les théories de Newton, et de vérifier si le sable lancé en l’air retombe. Il retombe. Sur sa mère, son frère, les voisins de serviette (encore eux, les pauvres), dans sa bouche… c’est pas bon. Il hurle. Nous aussi, pour qu’il s’arrête.

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On essaie de lui trouver des activités plus calmes (regarde, chéri, fais des pâtés, comme ton frère ! ») :

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Il s’en fout. Lui ce qu’il préfère, c’est courir partout, surtout sur les serviettes des gens… On les emmène faire du bateau, pour que les voisins de serviettes puissent être tranquilles 10 minutes.

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Il aime bien. Mais au retour, il repart en courant jeter du sable comme si c’était des confettis, c’est tellement drôle ! On l’engueule, il pleurniche et boude pendant que le gnôme à lunettes, lui, reprend ses constructions plagesques armé de SA pelle et SON seau, qui si son frère en approche il le mord.

Le petit vient faire un câlin, l’air de rien, pour se faire pardonner ses méfaits précédents… Il en profite pour mettre ses pieds pleins de sable mouillé dans mon sac à main et m’écraser la vessie.

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La plage, c’est pas une super idée. On en repart (sous es regards soulagés des voisins de serviette) avec du sable partout, et les nerfs en pelote.

Alors on les emmène à la piscine du camping. On met le gnôme à roulettes dans la pataugeoire. Ca lui déplait pas, mais il préfère l’autre bassin, le grand, parce que dedans c’est de « l’eau bleue ». Et comme décidément, il n’a peur de rien, il s’y jette. Coup de bol, j’étais à a réception.

http://dai.ly/x14pqhs

Et ce fut sans fin. Il était infatigable. Les muscles de mes bras, si. J’ai dit pouce au bout d’une heure. Il a hurlé quand on est rentrés…

On leur offre des glaces. Ils s’en mettent partout, et c’est rigolo.

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On les emmène au restaurant, les soirs où on a la flemme de faire à manger dans la kitchenette du mobilhome. En général, le patron du restaurant est pas joyce de voir débouler 2 garçons en bas âge (il a peur pour sa vaisselle – et il a pas tort). En général, les clients du restau croisent les doigts pour qu’on ne nous attribue pas la table près de la leur (ils ont peur pour leurs oreilles – et ils ont pas tort). Le restau, les gnomes aiment bien : ils ont plein de public pour leur spectacle « kikisralplukon »…

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Un festival, quoi…

Même la balade sur le port lors du marché nocturne prend des allures de chemin de croix, surtout quand on passe près d’un stand qui vend des mini-stroboscopes. Là, on frise l’hystérie (attention, vidéo avec des éclats de rire dedans)…

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Mais bon, les vacances, un jour, ça se termine. Et quand on a des enfants, des fois, on se prendrait presque à penser « et heureusement ! ».

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2 minutes 35 de bonheur

Ca y est vous allez avoir la ritournelle dans la tête toute la journée. Merci qui ?! merci Loliiiie ! Enfin j’étais pas venue vous chanter une chanson ni vous livrer une bio de Johnny et Sylvie, juste vous faire partager mon petit bonheur du jour, parce que le bonheur est fait de petites choses. Le bonheur, c’est fugace, fragile, il faut le saisir quand il passe. Alors ce matin je n’ai pas hésité à le cueillir à bras le corps, surtout que j’en avais bien besoin !

Ben oui, matin chagrin, matin où il faut un treuil pour te sortir du lit, où tu traînes ta démotivation, ta fatigue (et tes courbatures de ton match de foot de samedi contre l’équipe « poussins » de ton fils aîné) et le retard consécutant de ces causes conjointes, bref, matin ordinaire de fin d’année scolaire on va dire ! Hé bien ce matin gris (ouaip, c’est l’été que sur le calendrier ici) a eu son rayon de soleil au moment où j’enfilais mon blouson. Le rayon de soleil avait 2 petites jambes assurant une démarche un peu chancelante parce qu’elles voulaient aller un peu trop vite, un doudou dans une main, et 2 petits bras qui m’ont enserré les genoux de toute leurs forces. Et puis le rayon de soleil a plaqué sa joue sur ma cuisse en serrant fort ses petits bras, il a levé vers moi 2 grands yeux pleins d’amour et il a dit « t’aime maman ! ».

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Moi aussi je t’aime, mon petit caramel : dur dehors et si tendre à l’intérieur !